Rencontre avec Laetitia Malgaud


Laetitia, peux-tu me présenter ta famille?

Nous sommes une famille de 4, Giulia (4 ans), Achille (2 ans et demi), Mike et moi.

As-tu toujours voulu être une jeune maman ?

A la base, notre grand rêve était de voyager. Je suis tombée enceinte quelques mois après la fin de mes études. C’était une surprise. Je n’avais pas de travail et Mike commençait à peine à travailler. On a eu un petit moment de réflexion et finalement on a décidé de garder notre bébé. Aujourd’hui, je suis très heureuse d’être une jeune maman.

Comment as-tu vécu le début de ta maternité ?

Quand Giulia est née, j’étais la seule de mes copines à être maman. J’étais très peu comprise par mon entourage. Mes amies ne comprenaient pas que je ne sorte plus, que je ne voulais pas aller à un diner sans Giulia. Ca n’a pas été facile au début. Je suis hyper maternelle. J’ai allaité Giulia 14 mois et Achille 10 mois. Je ne supportais pas être sans eux, j’étais hyper protectrice, une vraie maman louve.

Peux-tu m’expliquer ton parcours professionnel ?

Quand nous avons décidé de garder notre bébé surprise, il fallait que je trouve du travail. J’ai eu beaucoup de chance, j’ai été rapidement engagée comme Business Developper par une société qui fait des livres pour enfants. Ils ont été hyper compréhensifs. J’ai pris un congé de maternité minimum pour leur montrer ma reconnaissance d’avoir pris le risque de m’engager alors que j’étais enceinte.

Arrivais-tu facilement à allier ta vie professionnelle et ta vie privée ?

Je trouvais que c’était fatiguant d’avoir deux enfants si proches en âge tout en travaillant à temps plein mais j’adorais mon travail. Ils ont été super sympas quand je leur ai annoncé que j’attendais un deuxième enfant et ils ont toujours été compréhensifs pour les horaires. Après deux ans et demi, l’aventure dans cette boite s’est terminée. Et là tout a changé. J’ai trouvé un nouveau travail en tant que Marketing Community Manager. Je me suis très vite rendue compte que les horaires étaient super rigides. Ca a commencé à devenir très difficile. Achille ne faisait toujours pas ses nuits. Je n’avais pas assez d’heures de sommeil. Je courais pour être à l’heure au boulot, je courais pour être à l’heure à la crèche. C’était un véritable enfer pour moi. J’ai fait un burn out.

Comment es-tu sortie de cette situation ?

Le confinement m’a sauvée. Les écoles étaient fermées, je ne savais pas travailler comme avant avec mes deux enfants à la maison. J’ai été licenciée. Ca a été un véritable soulagement. J’ai béni le confinement. J’ai pu enfin passer du temps avec mes enfants. Avant je les voyais deux heures par jour et ce n’était vraiment pas assez.

As-tu tout de suite recherché du travail ?

A la fin du premier confinement, je me suis dit que je devais retrouver un travail. Je me suis rendue compte que je n’avais plus du tout envie de dépendre d’un horaire ni d’un patron qui me fusillait du regard quand je devais partir précipitamment parce que mon enfant était malade. Je ne voulais plus subir cette pression. J’adore travailler, j’aime vraiment ça, je suis quelqu’un de très active. Mais je n’aime pas qu’on me mette des barrières et qu’on me réprimande parce que je suis maman et que j’ai deux enfants. Je trouve que dans la société actuelle, on ne permet pas beaucoup aux mamans d’avoir un boulot stable et équilibré. On doit souvent faire le choix soit j’éduque mes enfants soit je travaille. Je n’avais pas envie de faire ce choix là parce que jamais je voudrais déléguer l’éducation de mes enfants à quelqu’un. J’ai envie d’être là pour eux mais j’ai aussi envie de travailler.

Je réfléchissais comment allier les deux et la seule solution pour moi était de devenir entrepreneuse. Et donc j’ai décidé d’entreprendre. J’ai toujours adoré l’idée des livres pour enfants, ça ne m’a jamais quitté. Au même moment, j’ai rencontré Charlotte, mon associée et elle m’a montré ce qu’elle dessinait. Je suis tombée amoureuse de ses illustrations. Je lui ai dit que ce serait génial de faire des livres personnalisés pour enfant. Elle a tout de suite adoré le projet. Elle avait plein d’idées et énormément d’énergie. Ca a démarré comme ça et maintenant on lance notre projet My mini buddies.

Peux-tu me parler de My mini buddies ?

Nous lançons notre premier livre culturel pour les enfants de 4 à 7 ans. Ce sont des histoires personnalisées. L’enfant qui lit l’histoire sera donc le héros. Cela permet à l’enfant de s’identifier et c’est très bon pour la confiance en soi. L’idée est de sortir pas mal de livres personnalisés, tous instructifs et intelligents. On a plein d’idées, on voit loin. On intègrera d’autres produits au fur et à mesure.

Il faut oser entreprendre, ce n’est pas toujours facile, as-tu des inquiétudes ?

Bien sur on a clairement un sentiment d’insécurité qu’on n’a pas quand on est employé avec un salaire qui tombe tous les mois. On a fait un plan financier, on espère que ça va marcher, c’est une aventure mais on est super motivées. On ne commence pas non plus de zéro. J’ai déjà travaillé dans ce domaine. C’est un sujet que je maitrise grâce a mon expérience professionnelle. J’ose me lancer dans cette aventure parce que je sais déjà un peu comment ca fonctionne. Si ca ne plait pas, on pourrait se dire qu’on a passé du temps à faire quelque chose qui n’a pas pris et se décourager. Heureusement, j’ai Mike qui me soutient et apporte une stabilité financière. Si j’avais été toute seule avec deux enfants, je n’aurais peut être pas oser passer le cap.

As-tu déjà appris quelque chose sur l’entreprenariat ?

Il y a vraiment une part d’insouciance au début. On a des idées, on a des projets, on crée le livre puis on se dit « comment on fait maintenant ? ». Là, on va se renseigner et on se rend compte que d’un point de vu administratif c’est beaucoup plus compliqué que ce qu’on pensait. Notre histoire est écrite depuis octobre pourtant nous lançons le site seulement maintenant. Il y a énormément de démarches administratives auxquelles on ne pense pas forcement au début. La réalité te prouve que ce n’est pas évident. J’imagine que beaucoup de personnes pourraient se dire que c’est trop compliqué et que c’est mieux d’arrêter. L’avantage c’est qu’on est deux dans l’histoire. On se soutient, on s’encourage. Quand il y en a une qui se dit « Olala comment on va faire » l’autre répond « Ne t’en fais pas ça va aller ».

Comment te sens-tu aujourd’hui ?

Je suis hyper heureuse. C’est génial parce qu’on fait ça comme on l’entend. On est toutes les deux mamans, on travaille quand ça nous arrange. On s’y retrouve super bien parce qu’on n’a pas cette rigidité d’un horaire, d’un lieu sur lequel on doit se rendre. On travaille de chez nous quand on a une heure par ci par là et c’est exactement ce que je recherchais. J’espère vraiment avoir trouver un équilibre entre ma vie professionnelle et ma vie de maman.

Merci Laetitia. Je te souhaite beaucoup de succès dans cette nouvelle aventure.

 

 

 


1 commentaire


  • Buekenhoudt Alain

    Bravo et bonne suite 😏


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